La SQDI à la Deuxième rencontre mondiale des Sociétés pour le droit international

Les 2 et 3 septembre dernier, au Palais de la Paix à La Haye, se tenait la Deuxième rencontre mondiale des Sociétés pour le droit international sur le thème Les défis actuels au droit international : Le rôle des sociétés pour le droit internationalFaisant suite à une première rencontre ayant eu lieu à Strasbourg en mai 2015, la rencontre avait l’objectif d’y poursuivre la réflexion sur le rôle des sociétés savantes pour le droit international. Ces rencontres ont été initiées par la Société française pour le droit international (SFDI) et plus de 50 sociétés y sont représentées. Les sociétés participantes ont manifesté un intérêt certain pour qu’un Réseau mondial des sociétés (Global Network of Societies for International Law) maintienne cette collaboration en assurant un lieu de réflexion pour l’avenir, notamment en ce qui concerne le rôle des sociétés pour l’enseignement et la recherche en droit international et en favorisant des initiatives conjointes. La Société québécoise de droit international est heureuse de participer à ces événements à titre de société sœur

Lors de la Deuxième rencontre mondiale, j’ai participé en ma qualité de présidente de la SQDI au panel organisé par le Conseil canadien de droit international sur la Coopération économique internationale – Les ratés des mécanismes d’intégration et les nouveaux cadres de coopération économiques. Présidé par la professeure Céline Lévesque, le panel proposait également les interventions de Joris Larik, maître de conférences à l’Université de Leiden, d’Eva Omotoese, directrice adjointe du ministère de la Justice du Nigéria, et de Michael Ewing-Chow, professeur à la National University of Singapore.  Intitulé « L’ACEUM : un accord de libre-échange? », ma présentation examinait certaines dispositions restrictives pour le commerce contenues dans le nouvel ALENA à la lumière des objectifs des accords de libre-échange. En effet, ces dispositions imposent des limites telles au commerce qu’on peut se demander si elles sont licites au regard du droit de l’Organisation mondiale du commerce et des autres engagements du Canada (ex : AECG et PTP GP). 

Le panel a été un grand succès. La réflexion entre les participants et l’auditoire a été enrichissante. Les questions et commentaires soulevés, notamment par Nicola Bonucci (directeur juridique de l’OCDE), par Ndanga Kamau (vice-présidente à la Cour d’arbitrage de la CCI), par David Pavot (professeur à l’Université de Sherbrooke et représentant de l’ILA Canada), par Pierre-Olivier Savoie (Savoie Arbitration) et d’autres, ont  permis une conversation pertinente et intéressante.

Au menu de ces deux jours intenses, nous avons également eu le privilège d’entendre Maria Fernanda Espinosa, présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies, lors de l’Allocation de clôture de cette rencontre mondiale, d’être invités à l’ambassade de France, de dîner dans le Hall de la Cour internationale de Justice et d’échanger avec des gens des quatre coins du monde qui ont à cœur la place et le rôle du droit international dans leur société.

Il va sans dire que je quitte cette rencontre avec une confiance renouvelée en l’importance de l’apport des Sociétés pour le droit international et de leurs membres dans la réflexion sur les défis actuels du droit international. Je suis persuadée qu’en tant que société savante francophone en Amérique du Nord, nous avons un rôle primordial à jouer pour répondre à ces défis. Je peux vous assurer que la SQDI demeurera un acteur dynamique et impliqué dans la poursuite de ces initiatives conjointes et collaboratives. En effet, la SQDI sera présente à la prochaine rencontre mondiale qui devrait se tenir au Pérou dans deux ans !

___

Pour consulter les discours et la déclaration finale de la rencontre, cliquez ici

 

Laisser un commentaire